La graphothérapie ! Quesaco ?

La graphothérapie ! Quesaco ?

LA GRAPHOTHÉRAPIE ! QUESACO ?

QU’EST-CE QUE LA GRAPHOTHERAPIE ?

La graphothérapie est le traitement des dysgraphies ou tout simplement la rééducation de l’écriture.

La graphothérapie est née, entre autres, grâce au Pr Julian de Ajuriaguerra dans les années 1960. Neuropsychiatre et psychanalyste, il est le créateur d’un outil de référence dans l’évaluation de la dysgraphie et qui porte son nom.

Est dysgraphique « tout enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience »

(J. de Ajuriaguerra)

 Scientifiquement prouvé, l’écriture manuscrite est stimulante pour notre cerveau, elle favorise notre capacité de mémorisation, de concentration. Elle permet aussi de nous libérer de nos émotions envahissantes.

 

Faire des gestes graphiques, est très important.

L’écriture est un moyen de communication essentiel et incontournable dans la vie de tous les jours. Pour cela, notre écriture se doit d’être lisible.

POURQUOI DIT-ON QUE QUELQU’UN EST DYSGRAPHIQUE ?

Ecrire n’est pas chose simple pour tout le monde, elle reste même complexe et demande de multiples compétences.

Le geste graphie a besoin d’aptitudes telles que la finesse du contrôle moteur, la bilatéralité, l’intégration visio-spatiale, ou encore la planification du mouvement. Interviennent également la qualité de manipulation des mains, celles de la perception visuelle et de la proprioception (sensibilité du système nerveux aux informations provenant des muscles, des articulations et des os), mais aussi une capacité d’attention soutenue. La faculté de sensibilité des doigts joue également un rôle majeur.

La dysgraphie peut s’expliquer par la défaillance de l’une ou plusieurs de ces aptitudes.

10 à 30 % des enfants d’âge scolaire sont concernés par la dysgraphie.

Les garçons sont davantage touchés que les filles.

POUR QUI ?

​La graphothérapie s’adresse aux enfants, adolescents mais aussi aux adultes dont l’acte d’écrire est disharmonieux, douloureux, lent. Le geste graphique est altéré dans son aisance et devient une corvée difficile à dépasser.

Les enfants et adolescents dysgraphiques sont pénalisés dans leur apprentissage et perdent confiance en eux. Ils sont les plus susceptibles de consulter un graphothérapeute. La pratique de l’écriture au quotidien scolaire les met face aux difficultés. Il s’agira donc, au fur et à mesure des séances de rééducation, d’acquérir une meilleure aisance du geste afin d’accéder à un graphisme lisible, plus rapide et plaisant à réaliser.

Chaque enfant va apprendre et progresser à son rythme, jusqu’au jour où des contraintes extérieures vont s’imposer : en général des contraintes de vitesse, dès le CE2 puis lors de l’entrée au collège puis au lycée avec la prise de notes.

A ce moment, l’enfant aura besoin d’aide pour tenir le cap et garder confiance en lui.

 

Votre enfant/adolescent…

​… se plaint de douleurs au poignet, aux doigts ou à la main

… est trop lent et peine à suivre le rythme de la classe

… tient son stylo de façon crispée, ou trop lâche

… fait de nombreuses ratures, ses cahiers ont un aspect sale, brouillon

… est constamment en situation de double tâche

… réfléchit au tracé en même temps qu’il écrit – ses gestes graphiques ne sont pas automatiques

… ne respecte pas les règles d’écriture : marge, lignage

… rencontre des difficultés face à la copie des leçons

Comme ses professeurs vous trouvez que « c’est illisible ».

Vous avez remarqué son manque de concentration.

Pourquoi même le poème de la fête des mères devient un problème ? Ou tout simplement la liste des courses est laborieuse ?

Un bilan en graphothérapie est alors nécessaire

​​DIFFERENTES DYSGRAPHIES

Dysgraphie raide : reflète la tension, la crispation, forte pression

Dysgraphie molle : relâchement du tracé, irrégularité de dimensions des lettres. Le rendu a un aspect négligé

Dysgraphie lente et précise : trop dans la perfection, excès de structure des lettres, ce qui entraîne une absence de mouvement et de rythme. Dans la qualité, mais avec un effort fatiguant.

Dysgraphie impulsive : excès de rapidité du geste, plutôt dans le mauvais contrôle. Pas de structure dans le graphisme avec un manque d’organisation

COMMENT SE PASSE LA THERAPIE ?

L’objectif du bilan est de nous permettre de cibler les difficultés de votre enfant et de mettre en place des moyens pour l’aider à retrouver aisance graphique, vitesse et surtout confiance en lui.

C’est lors de ce bilan qu’est détectée, ou suspectée, le type de dysgraphie.

Ce bilan pourra, bien entendu, être revu en fonction des progrès réalisés au cours des séances.

La rééducation mise en place sera d’une séance de 40 mn, hebdomadaire.

Chaque séance est personnalisée selon le profil et les difficultés de l’enfant/adolescent.

Entre chaque séance, des exercices d’entraînement pourront être transmis afin d’accélérer les choses vues en séance.

Selon les progrès, un bilan à mi-parcours – entre la 12ème et la 20ème séance – sera réalisé, afin de nous permettre de « comparer » les efforts réalisés ou à poursuivre.

Une période dite « d’automatisation » sera envisagée afin d’être certain que l’apprentissage soit bien intégré. Au départ, une séance tous les 15 jours, puis 1 toutes les 3 semaines avant l’arrêt de la thérapie.

 

Sophie Gabriel-Leal  Graphothérapeute ORA-VISIO

www.ora-visio.fr

2022-02-22T11:15:43+00:0022 février 2022|graphothérapie|
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