Un nombre croissant d’étudiants DYS dans l’enseignement supérieur

Un nombre croissant d’étudiants DYS dans l’enseignement supérieur

La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des handicapés a ouvert la porte du changement : de plus en plus d’étudiants DYS intègrent l’enseignement supérieur. Même si les enseignants ne sont pas tous formés à ces difficultés, certaines institutions déploient des dispositifs pour faciliter l’inclusion de ces personnes en situation de handicap.

Les grands principes de la loi handicap

La loi n°2005-105 du 11 février 2005 pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a énoncé le principe du droit à la compensation du handicap et à l’obligation de solidarité de l’ensemble de la société à l’égard de ce public. Dans le volet relatif à l’école, elle impose à l’État de mettre en place les moyens financiers et humains nécessaires à cet objectif. À l’image du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), établi après une évaluation des compétences de l’élève DYS ou encore du Projet d’Accueil Personnalisé (PAP).

Enfin, pour assurer l’égalité des chances dans les concours et les examens, l’Éducation nationale est contrainte à réaliser les aménagements nécessaires : en fonction des besoins de l’étudiant DYS, cela peut se traduire par une majoration de temps, la mise à disposition de matériels adaptés ou une assistance humaine pour la lecture et/ou l’écriture…

L’arrivée des étudiants DYS à l’Université

Si la loi du 11 février 2015 connaît des revers (application hasardeuse des dispositifs, lourdeur administrative pour les parents…), elle a largement contribué à l’amélioration du diagnostic des jeunes souffrant de troubles DYS (dysorthographie, dyslexie, dysgraphie, dyscalculie…). Avec l’aide de professionnels habilités à les aider (orthophoniste, graphothérapeute, psychothérapeute…), nombreux sont ceux à avoir su dépasser leur difficulté dans l’enseignement secondaire.

Aujourd’hui, sur les bancs de l’Université, il y a quelque 40 000 étudiants en situation de handicap, alors qu’ils n’étaient que 10 000 en 2010. Parmi eux, environ 10 000 s’avèrent être des étudiants DYS. Depuis 5 ans, le ministère fait état d’une accélération de leur nombre[1].

À noter également l’impact de la loi du 22 juillet 2013, imposant aux universités la mise en place de politiques handicap d’enseignement. Une mesure qui a offert une meilleure accessibilité des formations et des services offerts aux étudiants DYS, améliorant, de fait, leur réussite dans le supérieur.

Des écoles déploient des dispositifs propres

Certaines écoles d’enseignement supérieur ont également choisi de développer leur propre dispositif, pour favoriser l’inclusion des étudiants DYS. Par exemple, elles proposent un accompagnement individualisé avec des logiciels d’assistance à l’écriture, de lecture ou de reconnaissance vocale. Pour faciliter leur départ à l’étranger, elles les assistent sur l’ensemble des démarches (dossier, mise en relation, ajustements à prévoir sur place pour eux…).

Grâce au concours de certaines entreprises, les étudiants DYS peuvent aussi bénéficier de bourses pour financier leur matériel et de stages adaptés, pour favoriser leur inclusion et leur introduction dans la vie professionnelle. Ici, les associations jouent un rôle prépondérant de relais et de conseils.

Même si cela reste marginal, certaines écoles mettent aussi en place des actions pour changer le regard sur les étudiants DYS. À l’image de l’école de management de Grenoble et son Certificat Management Handicap.

Pas à pas, la prise en compte des troubles DYS s’invite dans le cursus de nos enfants…

 

[1] Source des chiffres : https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/T243/les_etudiants_en_situation_de_handicap_dans_l_enseignement_superieur/

2022-03-11T14:05:28+00:0015 mars 2022|Divers|
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