La phobie scolaire peut-elle cacher un trouble DYS ?

La phobie scolaire peut-elle cacher un trouble DYS ?

Selon l’INSERM, les jeunes atteints de phobie scolaire représentent 1 à 2 % des élèves. Contrairement aux insinuations visant à culpabiliser les parents, cet état ne reflète, en aucun cas, un caprice, une révolte, un choix volontaire ou un manque d’autorité parentale. Il s’agit d’une souffrance psychique profonde, dont il est essentiel de trouver la cause pour tenter d’en sortir : peut-être l’enfant souffre-t-il d’un trouble DYS, de Troubles du Spectre Autistique (TSA) ou de l’Attention (TDA), ou est-il à Haut Potentiel ?

La phobie scolaire, une souffrance psychique profonde

La phobie scolaire est un état psychologique qui se traduit par l’incapacité physique de l’enfant à se rendre en classe. Insidieuse, la souffrance peut prendre différentes formes : des maux de tête, un silence religieux au petit déjeuner, des larmes avant de partir, des absences de plus en plus fréquentes…

Comme en témoignent les parents d’enfants atteints de phobie scolaire (ou « Refus Scolaire Anxieux » – RSA), le corps est le premier à manifester cette souffrance : des migraines, des maux de ventre, le refus de tenir sur ses jambes ou de manger, des crises d’angoisse… autant de signes d’une souffrance psychique profonde.

Au désarroi des enfants s’ajoute celui des parents, confrontés à l’errance médicale de phénomène encore méconnu. Dans son livre-témoignage « Phobie scolaire, Mon enfant n’arrive plus à aller à l’école », Virginie Landemaine exhorte les parents à la patience et à l’acceptation. Pour mieux comprendre cet état, elle le compare à un burn-out chez l’adulte…

Une phobie, née de troubles psychiques

Selon les premiers résultats d’une étude en cours, l’INSERM établit une corrélation entre le refus scolaire chez les adolescents et des troubles psychiques (dépression, phobie sociale) ou un environnement scolaire délétère : « sur 1 328 élèves souffrant de Refus Scolaire Anxieux, près de la moitié avaient été victimes de harcèlement scolaire, d’insultes ou de menaces ».[1]

En se basant sur l’expertise de professionnels de la santé mentale et sur sa propre expérience, Virginie Landemaine évoque « un phénomène multifactoriel, qui peut être lié, par exemple, au harcèlement scolaire, à des difficultés d’apprentissage pour les élèves avec un profil cognitif dit atypique, comme les DYS : dyslexique, dyspraxique, etc. Ça peut aussi être lié à une hypersensibilité, couplé à un profil Haut potentiel intellectuel (HPI) »1.

Les enfants présentant des troubles DYS, des Troubles du Spectre Autistique (TSA), de l’Attention (TDA) et les élèves précoces connaissent généralement des situations d’échec, une perte de confiance en eux et globalement, une inadaptation au système scolaire, qui réclament beaucoup d’efforts de compensation.

Les solutions face à un Refus Scolaire Anxieux

Aux premiers signes de Refus Scolaire Anxieux de votre enfant, contactez un des psychologues de la plateforme Ora-Visio : spécialisés dans les difficultés d’apprentissage, ils apportent un véritable éclairage sur cet état – notamment par le diagnostic d’un éventuel trouble DYS, TSA, TDA ou HP.

Une fois diagnostiqué, l’enfant pourra bénéficier de programmes d’accueil individualisés (aménagement scolaire). Au besoin, il pourra suivre les enseignements à distance via le CNED réglementé et bénéficier de « l’Accompagnement Pédagogique à Domicile à l’Hôpital ou à l’École » (AHPADE).

 

[1] Citation : https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/phobie-scolaire-le-temoignage-de-virginie-landemaine-sur-l-anxiete-extreme-de-sa-fille-a-l-ecole-2835026.html

2023-11-23T07:34:40+00:0023 novembre 2023|Psychologie|
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